Le Paris Saint-Germain a officialisé un nouveau partenariat mondial avec Coca-Cola ce mercredi 26 août, un accord qui suscite immédiatement la colère d'une partie de son public. Ce contrat, qui court jusqu'en 2029, renouvelle une collaboration vieille de plus de vingt ans entre le club de la capitale et la multinationale des boissons, comme le rapporte ladepeche.fr.
L'annonce promettait aux supporters des expériences uniques et des événements spéciaux mêlant football, musique et culture. Mais la réaction sur les réseaux sociaux a été tout autre, marquée par un rejet massif. Pour de nombreux fans, la décision est inacceptable en raison des activités de Coca-Cola en lien avec Israël. La marque est en effet la cible d'appels au boycott, notamment soutenus par le mouvement palestinien BDS depuis novembre 2024, en raison des opérations de son franchiseur exclusif israélien, la Central Bottling Company, dans la colonie d'Atarot en territoire palestinien occupé.
Pourquoi les supporters sont-ils en colère ?
La principale source de mécontentement est politique. Dans le contexte de la guerre à Gaza, de nombreux supporters jugent ce partenariat profondément dérangeant. Un d'entre eux a déclaré : "En plein génocide à Gaza, voir le Paris Saint-Germain célébrer un partenariat avec Coca est profondément choquant." Cette position n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les groupes de supporters, notamment le Collectif Ultra Paris (CUP), affichent régulièrement leur soutien à la cause palestinienne, bien avant les événements du 7 octobre 2023. Un moment marquant a eu lieu le 6 novembre 2024 lors d'un match de Ligue des champions contre l'Atlético de Madrid, où une immense tifo dans le virage Auteuil appelait à la liberté pour la Palestine et le Liban, avec la légende 'La guerre sur le terrain mais la paix dans le monde'.
Au-delà de la dimension géopolitique, des objections sanitaires sont également soulevées contre la promotion d'une boisson sucrée. Certains supporters pointent aussi du doigt d'autres partenariats existants du club, comme celui avec Visit Rwanda, qu'ils estiment tout aussi problématiques. L'humour a servi d'arme de critique, avec des références au joueur Bradley Barcola et au jeu de mots "BarCola". Un supporter a résumé cet état d'esprit : "Le seul Cola que je veux c’est BarCola".
Quel est l'historique de ce partenariat ?
L'accord signé cette semaine n'est pas une première. Il s'agit du renouvellement d'une relation commerciale qui dure depuis plus de deux décennies. Le nouveau contrat engage les deux parties jusqu'à la fin de la saison 2028-2029, soit pour les trois prochaines années. Le club parisien, qui cherche constamment à développer ses revenus commerciaux, mise sur cette alliance pour proposer du contenu et des événements exclusifs à sa base de fans à travers le monde. Cette stratégie s'inscrit dans la gestion globale du squad et des finances du club.
Quelle est la portée de la controverse ?
La vague de critiques est significative car elle émane d'une frange engagée et vocale du public parisien. Elle met en lumière un fossé croissant entre la direction marketing du club et les valeurs portées par ses supporters les plus fervents. Alors que le Paris Saint-Germain s'apprête à entamer une nouvelle saison de Ligue 1, visible sur notre page des fixtures, cette polémique rappelle que l'image du club dépasse le simple cadre sportif. Les décisions commerciales sont désormais scrutées à l'aune d'engagements politiques et éthiques. Le club devra gérer cette tension alors qu'il vise les sommets en championnat, une compétition dont vous pouvez suivre l'évolution sur le standings.
La suite dépendra de la réaction, ou de l'absence de réaction, de la direction du Paris Saint-Germain. Le partenariat est signé et devrait se concrétiser par des actions promotionnelles dans les mois à venir. Mais cette controverse montre que, dans le football moderne, un logo sur un maillot ou un contrat de sponsoring n'est jamais neutre. Elle intervient à un moment où le club doit aussi se concentrer sur la performance sportive, avec des défis à venir en Europe et en France.
